L’une des pyramides les plus étudiées au monde est la pyramide de Gizeh, bâtie au XXVIe siècle av. J.-C. Cette plus grande des pyramides était le tombeau du pharaon Khéops. Elle a toujours été entourée de mystère, et de nouvelles théories sur sa destination n’ont cessé de voir le jour.
Les faits qui l’entourent sont étonnants. À l’aide de cordes et de rampes, ses bâtisseurs parvinrent à hisser environ 2,3 millions de blocs de pierre, chacun pesant quelque 2,5 tonnes. Érigée sur plus de 5 hectares, la pyramide s’élevait à près de 147 mètres de hauteur.
La construction elle-même dura une vingtaine d’années.
La pyramide abrite la chambre funéraire du pharaon et deux conduits étroits figurant les deux chemins possibles du souverain. Il pouvait rejoindre les « impérissables », près de l’étoile Alpha du Dragon, ou bien voyager dans le ciel avec Orion. Toutes les 24 heures, les trois étoiles du Baudrier d’Orion passent devant le conduit sud, incliné à 45 degrés.
Chaque conduit donnait ainsi au pharaon accès à l’étoile vers laquelle il partait.
Aujourd’hui, l’intérêt pour les propriétés mystiques des pyramides a conduit certains à affirmer qu’elles ont un pouvoir de guérison et que la forme pyramidale renferme en elle-même une grande puissance.
À l’intérieur d’une pyramide, les plantes pousseraient plus vite, les aliments se conserveraient mieux, et la méditation à proximité produirait des effets extraordinaires.
Des études ont montré que la chambre funéraire, taillée dans un granit naturellement radioactif, présente un niveau de rayonnement gamma plus élevé. On estime que cela pourrait influencer l’état de conscience et avoir des vertus curatives.
En Égypte, la magie a toujours imprégné la vie et la mort. Son influence se voit dans les amulettes censées protéger les vivants comme les morts.
Les peintures des tombeaux n’étaient pas de simples décorations, mais des messages. Les Égyptiens croyaient que ce qui était écrit ou peint se réaliserait. Représenter le propriétaire du tombeau profitant de la vie sur terre devait lui assurer les mêmes plaisirs après la mort.
En Égypte, on prenait grand soin de l’âme. Le plus ancien principe associé à l’âme est le ka, la force vitale, qui apparaît à la naissance et subsiste après la mort. On considérait souvent le ka comme le double, ou le jumeau, de la personne. Son bien-être dépendait de la manière dont le corps avait été inhumé et de son état après la mort. C’est pourquoi les tombeaux étaient remplis de nourriture et d’objets.
Une autre conception de l’âme était le ba : un esprit indestructible, capable de se séparer du corps après la mort, de quitter la chambre funéraire pour parcourir le monde le jour et d’y revenir la nuit. Le ba était généralement représenté sous la forme d’un oiseau à tête humaine.
Au cœur de la religion des anciens Égyptiens se trouvait la foi dans le pouvoir des rêves, que l’on consignait avec soin. On rédigeait aussi prières, hymnes et formules magiques, que l’on plaçait ensuite dans les tombes pour libérer l’âme des défunts et leur garantir un passage sûr vers l’autre monde.
Sous le Moyen Empire (2030-1640 av. J.-C.), les formules destinées aux personnages importants étaient inscrites sur les parois des cercueils en bois : ce sont les Textes des sarcophages. Sous le Nouvel Empire (1550-1079 av. J.-C.), elles furent réunies dans le Livre des morts.
On enterrait avec les défunts des rouleaux de formules censés protéger et guider leur âme dans l’autre monde.
Première publication (original polonais) : 16 mai 2010. Rédigé par des astrologues et des spécialistes de l’ésotérisme qui collaborent avec notre rédaction ; révisé et traduit pour HOROSCOP.SPACE. © Tous droits réservés.
