· Ésotérisme

Le I Ching (Yijing), le Livre des Mutations chinois

I Ching (Yijing) – chińska Księga Przemian

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Le Yijing (également orthographié I Ching, I Jing, Yi Ching, I Ging ou Yi King ; prononcé « i-djing »), ou Livre des Mutations, est l’un des plus anciens textes chinois ; il exprime une cosmologie et une philosophie profondément chinoises. C’est un livre canonique du confucianisme et du taoïsme.

Ce livre a servi et sert encore à prédire l’avenir ; dans la Chine antique, il jouait notamment un rôle dans le gouvernement, les expéditions militaires, l’organisation des cérémonies, etc. Les souverains de la dynastie Zhou l’utilisaient à cette fin ; on l’appelle d’ailleurs aussi Zhouyi, c’est-à-dire les Mutations des Zhou.

Le I CHING – le Livre des Mutations

La seule constante de la vie, c’est le changement. Mais tout changement doit suivre des schémas déterminés. C’est sur ce principe que s’appuyaient les chamans de la Chine antique pour leurs divinations. Au début, on répondait aux questions en analysant les motifs sur des peaux d’animaux. Plus tard, tous les présages furent rassemblés dans le Livre des Mutations, le I CHING.

Selon de nombreux chercheurs, le I Ching n’est pas seulement un livre qui prédit l’avenir, mais un plan complexe selon lequel fonctionne l’Univers tout entier.

Le I Ching se compose de 8 trigrammes, qui désignent les forces de la nature. Ces trigrammes étaient disposés en une figure octogonale appelée Bagua. Un trigramme est un ensemble de 3 lignes. La ligne continue représente l’énergie « yang », la ligne brisée le « yin ». Selon la pensée chinoise, le yin et le yang sont deux forces opposées.

Il existe 64 hexagrammes, chacun formé de la combinaison de deux trigrammes.

Le meilleur moyen d’obtenir une prédiction est de lancer 3 pièces. Un côté de la pièce est attribué au « yang », qui a la valeur numérique 3.

L’autre côté, attribué au « yin », vaut 2. En lançant les 3 pièces et en additionnant les valeurs, vous obtenez une somme de 6, 7, 8 ou 9.

Si vous obtenez un nombre pair, tracez une ligne brisée « yin » – –

Si c’est un nombre impair, tracez une ligne continue « yang » _

Répétez l’opération 6 fois. L’hexagramme se construit de bas en haut.

Les 8 forces du I Ching

  • Ch’ien – le Ciel – la création
  • Chen – l’Orage (le Tonnerre) – la croissance
  • K’un – la Terre – la réceptivité
  • Sun – le Vent – la douceur et la pénétration
  • Li – le Feu – la durée
  • Ken – la Montagne – la stabilité
  • K’an – l’Eau – l’abîme
  • Tui / le Lac – la joie
  • Le Livre des Mutations – sa structure

Ce livre se compose de 64 chapitres ; chacun contient l’explication symbolique du signe qui définit l’hexagramme, c’est-à-dire une figure composée de 6 lignes horizontales. Une ligne peut être continue (dite « dure ») ou brisée en son milieu (dite « souple »). Ces lignes sont des éléments binaires, autrement dit des bits, car elles ne prennent que deux valeurs fixes. La combinaison de ces 6 lignes donne 64 symboles différents (2 puissance 6 = 64). Chacun des 64 hexagrammes est le symbole d’un certain processus, c’est-à-dire d’une mutation.

La divination par le Livre des Mutations

Dans les temples taoïstes chinois, ainsi que chez les voyantes et les devins, on peut tirer au sort l’une des 64 baguettes, qui désigne un chapitre du Livre des Mutations. Le devin ou le prêtre sort alors une feuille portant le texte correspondant et, contre rétribution, en fait la lecture (pour comprendre le Livre des Mutations, il ne suffit pas de savoir lire le chinois) et l’interprète en fonction de l’intention de la personne qui demande la prédiction et cherche la vérité auprès de l’oracle. Un cycle complet de divination exige le tirage de huit hexagrammes.

Hexagrammes et trigrammes

Chaque hexagramme se compose de deux parties, inférieure et supérieure, appelées trigrammes (en chinois gua). Huit trigrammes seulement (appelés Bagua) suffisent à former les 64 hexagrammes ; le taoïsme religieux accordait une très grande importance au Bagua. Les lignes brisées et continues symbolisaient les deux principes de la cosmologie chinoise, le yin et le yang.

On voyait donc dans ce code un modèle universel, clos et complet des transformations en alchimie, en métaphysique, dans la nature, en politique et dans d’autres domaines de la vie. Au premier niveau se trouvaient le principe du Dao et l’énergie vitale Qi (Tchi), qui avait deux faces, le Yin et le Yang. Les combinaisons de ces forces étaient représentées, dans un premier système, par le Bagua et, dans un second, par les 64 hexagrammes du Yijing. La justesse de cette interprétation devait être confirmée par une citation du Daodejing, datant du Ve siècle av. J.-C. environ : « Le Dao engendre le un, le un engendre le deux, le deux engendre le trois, le trois engendre l’infinité » (Dao – Qi – Yin/Yang – trigrammes – hexagrammes).

Première publication (original polonais) : 16 janvier 2009. Rédigé par des astrologues et des spécialistes de l’ésotérisme qui collaborent avec notre rédaction ; révisé et traduit pour HOROSCOP.SPACE. © Tous droits réservés.

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