La quête incessante de réponses aux nombreuses questions qui leur échappaient a poussé les humains, depuis l’aube de l’humanité, à tenter de connaître l’avenir à l’aide de méthodes et d’instruments variés.
Les méthodes divinatoires populaires comme la chiromancie, la cartomancie, la numérologie ou l’astrologie ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan des moyens de prédire l’avenir employés par nos ancêtres dans l’Antiquité et au Moyen Âge.
Rien qu’en Europe, on connaît environ 125 méthodes divinatoires. Rechercher les racines de la divination est une entreprise sans espoir, car elles plongent dans les ténèbres de la préhistoire, dont nous savons peu de chose.
Les sources les plus anciennes nous mènent en Mésopotamie, vers 2600 av. J.-C. À cette époque, les devins du roi Sargon d’Akkad constituèrent un recueil de présages en observant le foie des animaux sacrifiés. Quelques siècles plus tard, sous la dynastie d’Hammurabi (2230-1930 av. J.-C.), on réalisa un modèle de foie en argile, accompagné de textes d’interprétation rédigés en écriture paléo-babylonienne.
Les Sumériens et les Babyloniens furent les premiers à faire de la divination une institution d’État. Une caste distincte y vit le jour : les Chaldéens. Ils se consacraient exclusivement à la prédiction des événements futurs à des fins publiques et politiques.
À Babylone, on prédisait aussi l’avenir d’après le vol des oiseaux, les phénomènes atmosphériques, l’aspect des pierres ou des événements fortuits. Les Chaldéens, par exemple, s’intéressaient beaucoup aux rêves, dont ils étaient de fins interprètes. On peut même aujourd’hui acheter une clé des songes chaldéenne.
À un moment donné, on entreprit de classer les différents arts de la prédiction. Le savant romain Varron (116-27 av. J.-C.) répartit les méthodes divinatoires selon les éléments : le Feu, l’Eau, l’Air et la Terre. Les termes savants de ces formes sont :
– la pyromancie (divination par le feu)
– l’hydromancie (divination par l’eau)
– l’aéromancie (divination par l’air)
– la géomancie (divination par la terre)
Cicéron, lui, répartit ces quatre formes en deux catégories : la divination naturelle et la divination technique. La première exigeait un don de médium, tandis que presque tout le monde pouvait apprendre la seconde. Il faut savoir que l’art de la prédiction jouissait alors d’un succès et d’une considération bien plus grands qu’aujourd’hui.
Le devin jouait un rôle important dans la vie publique : il conseillait les gens simples, mais aussi les rois. Il faisait même parfois office de médecin.
Dans la Rome antique, l’étude de l’avenir était confiée à des spécialistes ayant rang de magistrats, les augures. Ils lisaient l’avenir dans les entrailles des animaux sacrifiés, dans le vol des oiseaux, dans l’observation du temps, etc.
Plus tard, on s’intéressa à l’astrologie, à la cartomancie, à la numérologie, à la chiromancie, etc., aujourd’hui bien connues et souvent utilisées pour lire l’avenir.
Première publication (original polonais) : 5 septembre 2011. Rédigé par des astrologues et des spécialistes de l’ésotérisme qui collaborent avec notre rédaction ; révisé et traduit pour HOROSCOP.SPACE. © Tous droits réservés.
